Alexandre, pendant un voyage, rencontre sur son chemin son ami Alfred de Nerval accompagné d'une dame qui se dissimule et qui semble pourtant familière à l'auteur... Il se pose de nombreuses questions sur cette femme dont il ne connaît que le nom : « Pauline ». Un jour, il visita Sesto Calende et là il aperçut une tombe dans un charmant jardin qui dominait le lac Majeur avec seulement écrit le prénom Pauline. Il retrouve son ami, Alfred, à la salle d'armes alors que celui-ci habitait en Angleterre. Le maître d'armes remarque une blessure à l'épaule faite par un pistolet.
C'est alors qu'Alfred de Nerval raconta l'histoire de Pauline...
Alfred de Nerval, ancien amoureux silencieux de Pauline se trouve, par hasard, pris dans une tempête en mer et s'échoue tout près de l'abbaye de Grand Près, en Normandie... Alfred voit quelqu'un en sortir et décide aussitôt de revenir pour découvrir ce qui s'y cache. Entre-temps, il apprend le décès de Pauline et réalise, se glissant à son chevet, qu'il ne s'agit pas d'elle, mais d'une autre femme, inconnue.
À la nuit tombée, il se rend à l'abbaye où, par de sombres couloirs, il parvient à un cachot où il retrouve Pauline, presque morte... Il la sauve et s'enfuit avec elle en Angleterre, où il prend soin d'elle comme un frère.
Pauline décide de lui raconter « ce terrible secret ». Elle lui narre, tout d'abord, sa première rencontre avec Horace de Beuzeval, son futur mari ; il a sauvé la vie de Paul, au cours d'une chasse. Pauline revit encore le comte à plusieurs reprises : Au bal chez la comtesse M. à Paris et lorsqu'elle a voulu fuir Paris et retourner à la campagne... Il lui a clairement fait comprendre qu'elle l'aimait et que cet amour était réciproque. Ils se marièrent donc à Luciennes, en novembre, mais Pauline n'éprouvait qu'un sentiment de respect mêlé de crainte pour Horace. Le 27 août, il annonce à celle-ci qu'il doit s'absenter 2 voire 3 mois afin d'aller chasser en Normandie en compagnie de ses amis. Pauline est inquiète : on ne parle dans les journaux que des bandits qui sévissent dans cette région. Après quelque temps, elle décide d'aller rejoindre son époux... qui n'apprécie guère la surprise et s'absente aussitôt pour deux jours. Elle vit alors des moments de terreur, ose emprunter un passage secret dans la bibliothèque et découvre que son mari et ses compagnons sont les bandits recherchés... Elle assiste, horrifiée, au meurtre d'une jeune Anglaise, Milady. De peur qu'elle ne dénonce les coupables, son mari l'enferme dans le cachot d'une abbaye... lui offrant la liberté de mourir lentement d'inanition ou rapidement, tuée par le poison qu'il lui laisse... La suite, nous la connaissons déjà, Alfred est apparu, il l'a sauvé...
Alfred et Pauline adoptèrent le plan convenu entre eux, être frère et s½ur. Ils fréquentaient un médecin de Londres qui fit remarquer à Alfred l'état de Pauline et lui conseilla un régime ainsi que des voyages. Pauline décida de partir tout l'été en Ecosse. Ce voyage fut bénéfique pour la jeune femme. Ainsi passent quelques mois où Pauline tenta de recouvrer sa santé. Un jour, Alfred reçoit une lettre de sa mère lui annonçant les fiançailles de sa s½ur, Gabrielle, avec Horace. Aussitôt, il se rend à Paris et défie Horace qu'il tue en duel. Pauline, apprenant la nouvelle par les journaux, retombe dans ses souffrances. Le couple se rend en Suisse et en Italie, pour permettre à Pauline de se soigner. Hélas Pauline, dans un dernier soupir, jure à Alfred un amour éternel et décède. La volonté de Pauline fut respectée : elle dort dans un de ces jardins à Sesto Calende, au milieu du parfum des orangers et sous l'ombrage des myrtes et des lauriers roses.